dimanche 16 septembre 2012

Mais ils sont où, mais ils sont où...


... mais ils sont où les irlandaiiis ? Ils sont là les irlandais, ils sont partout. C'est l'invasion. Ou alors c'est moi qui suis chez eux (réponse : c'est moi qui suis chez eux en fait.)
Je suis assise dans le lounge space de mon auberge, qui disons-le carrément est complètement géniale, la déco est pile comme dans l'appart imaginaire que j'ai dans ma tête,  les gens regardent X factor, ça mange du lemon cake dans tous les coins... Je crois que je vais rester un peu.

ENFIN j'ai pas trop le choix poil au bras puisque les visites d'appart ça piétine. Donc je suis condamnée à rester assise dans le salon stylé de l'hôtel, à regarder les irlandaises en face de moi - qui se préparent à sortir - se mettrent du gloss sur les cils. Oui oui, sur les cils, hop du gloss et c'est parti jean guy. . . C'est une aut'culture.

Sinon aujourd'hui j'ai vu deux roux ; un père à vélo, roux, avec son petit assis derrière lui, roux aussi. Plus quioute tu meurs.

Et j'ai appris des trucs sur Dublin déjà. Du genre aux passages piétons ça fait bip bip bip bip pendant qu'il faut pas traverser, alors moi je m'arrête, je me détend je contemple le paysage et la vie qui passe dans cette étrange solitude bref, quand tout à tout POUIIITTTT c'est le signal pour traverser. C'est l'équivalent d'un bruitage de pistolet à réaction nucléaire dans ton oreille, quand on est pas prévenu on peut perdre son slip sur ce coup là.

En face de l'hôtel ya une petite épicerie organic plutôt miam miam avec le mot fresh partout et des trucs faits à la main et des légoumes et des trucs trop buenooos que j'en ai perdu mon slip pour de bon. Du coup j'ai prévu d'aller là-bas tous les jours acheter des carottes jusqu'à ma mort, c'est dit c'est fait.

Ya des mouettes à Dublin, et ça, ça fait vacances et moi j'aime bien les vacances. PAR CONTRE petite mise au point : si vous avez une fois cru qu'il faisait du vent quand vous sortiez boire un mojito et que ça vous avait sapé votre bonne humeur, venez en Irlande et on verra qui c'est qui rigolera moins. Le vent, que dis-je, les mini tornades qui sévissent ici font s'envoler les cheveux, les écharpes, les manteaux les tables les papiers les gens tout TOUT j'en peux plus. Et on parle d'une fille de marin breton là, on parle pas de n'importe qui en matière de résistance au vent.

Donc comme dirait ma mère, cale tes volailles.

Dans ma chambre on est sensés être huit personnes, pour le moment on est deux, une Suissesse, et moi même. J'ai acheté des petits cadenas pour fermer des affaires, parce qu'on sait tous que les Suisses sont des gros voleurs. HAHA enfin on est jamais trop prudent.

 Et je vois plein de gens seuls comme moi, dans l'avion, dans l'hôtel, dans les couloirs... Ca me réconforte et en même temps je me dis que peut être je pourrais m'en faire des amis, rigoler, échanger, partager, la vie quoi. Et en fait je décide d'ouvrir un blog pour raconter ma viesur l'internet. Ceci, les enfants, était une leçon de tata Alice : comment être totalement asociale en 20 leçons. La prochaine fois, elle vous expliquera comment bien perdre la face devant quelqu'un en faisant une blague incompréhensible qu'il faut expliquer pendant 2 minutes après et que tout le monde te regarde et que en fait c'était nul et que donc tu pars. Non c'est pas ça qui m'est arrivé il y a dix minutes au comptoir de l'hôtel.

Je vous laisse, et par vous je ne sais pas qui mais je vous aime bien, puisque vous êtes là.
Slàn !




bip  bip  bip  bip bip bipbipbip   POUIIIITTTTT

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